
Un bungalow. Juste un bungalow. Posé là, au pied d’une falaise de basalte qui n’a aucune raison de s’excuser de sa taille. La photo ne ment pas : l’édifice est minuscule. Il est bleu-gris, il a une terrasse, un pylône électrique pour voisin. C’est tout. Le ciel est d’un bleu presque offensant. L’herbe est sèche, rase, dorée. Personne en vue. On est en Islande, quelque part sur la côte sud, là où la terre ne cherche pas à séduire.
Ce que la roche nous apprend
On regarde ce bungalow et on se demande qui vit là. Ou qui a vécu là. La falaise domine, écrase, encadre tout. La roche volcanique porte des millions d’années sur ses flancs sombres. Le bungalow, lui, est d’hier. Il est fragile, temporaire, humain. Et pourtant, il tient. Il résiste. Il existe. C’est peut-être ça, l’enseignement de ce paysage photographié : on n’a pas besoin de grand-chose pour s’installer face à l’immensité. Juste un peu de courage, et une bonne isolation thermique.






















