
On reconnaît immédiatement la patte de Bordalo II : un animal monumental, fabriqué à partir de déchets, qui surgit d’une façade comme un signal d’alarme visuel au cœur de Porto. Ce lapin géant n’est pas décoratif, il est engagé. Bordalo II transforme les rebuts de notre société en sculptures urbaines spectaculaires, rappelant que ce que l’on jette finit toujours par réapparaître. Ici, la matière brute, les volumes saillants et les couleurs contrastées donnent vie à un animal à la fois familier et inquiétant, posé sur un mur comme un témoin silencieux de nos excès. La rue devient galerie à ciel ouvert, la ville devient support, et Porto s’impose comme un terrain de jeu idéal pour cet art frontal et accessible. Cette photographie capture l’instant où l’architecture dialogue avec l’œuvre, où l’on lève les yeux et où l’on comprend que l’art urbain peut aussi être un acte écologique fort. D’autres images prises à Porto prolongent cette immersion visuelle, ainsi que sur https://15h14.fr/photo/.





















